Château La Coste, à Le Puy-Sainte-Réparade, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence, est l’un des très rares lieux en France où l’on peut, en quelques heures, voir des œuvres en plein air de Louise Bourgeois, Tadao Ando, Frank Gehry, Oscar Niemeyer et Tracey Emin dans un même périmètre, et terminer par un verre de Vermentino du domaine.
Un domaine viticole reconverti en centre d’art
La propriété est rachetée en 2004 par l’investisseur immobilier irlandais Patrick (Paddy) McKillen, collectionneur et mécène, qui décide de greffer sur le domaine viticole existant un centre d’art contemporain à ciel ouvert. Le concept ouvre au public en 2011.
Aujourd’hui, le domaine combine production viticole (vins biologiques en agriculture certifiée), parcours art et architecture en plein air, plusieurs restaurants, un hôtel cinq étoiles, et des galeries d’exposition temporaires. C’est l’un des projets privés les plus ambitieux du genre en France, du même registre que la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence ou la Carrière Bouvier à Mas-Saint-Antoine, en plus diffus.
Le parcours art et architecture, 40 œuvres en plein air
Le parcours s’étend sur les 200 hectares du domaine, principalement le long des vignes et des oliveraies, sur un sentier balisé. Il faut compter deux à trois heures de marche tranquille pour le faire en entier. Les œuvres permanentes sont au nombre d’environ 40, plus quelques expositions temporaires dans les galeries.
Parmi les pièces marquantes : « Crouching Spider » de Louise Bourgeois dans le bassin d’entrée, le Pavillon Art Centre de Tadao Ando avec sa façade triangulaire sur l’eau, le pavillon de musique de Frank Gehry, l’auditorium-pavillon d’Oscar Niemeyer planté au milieu des vignes de Vermentino, ainsi que des œuvres de Sophie Calle, Andy Goldsworthy, Hiroshi Sugimoto, ou encore une sculpture de Bob Dylan en métal soudé.
L’architecture des bâtiments d’accueil
L’Art Centre conçu par Tadao Ando est le point d’entrée du site. Il combine un bassin réflectif triangulaire, dans lequel se reflète la sculpture de Louise Bourgeois, et un pavillon flottant en deux ailes formant un angle aigu, signature de l’architecte japonais. C’est à la fois la billetterie, l’espace de circulation et un point de vue cadré sur la pinède et les vignes.
La cave à vin a été dessinée par Jean Nouvel, dans un autre vocabulaire (volumes industriels affinés), où se déroulent les visites et dégustations. C’est l’un des rares domaines viticoles où la cave est elle-même un objet d’architecture autonome, et où la visite n’oppose pas la « partie vignobles » et la « partie art ».
Les vins : biologique, Coteaux d’Aix-en-Provence
Le domaine produit en Coteaux d’Aix-en-Provence AOP, en agriculture biologique certifiée. La gamme couvre les trois couleurs, avec un rosé en pointe (signature de la région) et des rouges de garde sur cépages Syrah, Grenache et Cabernet-Sauvignon. Le Vermentino en blanc reste l’autre marqueur de la maison, c’est le cépage qui pousse autour du pavillon Niemeyer.
La dégustation s’organise sur réservation à la cave, à des tarifs qui varient selon la formule, courte visite ou parcours complet avec accord mets-vins au restaurant.
Quand venir et combien de temps prévoir
Le centre d’art est ouvert toute l’année, en horaires saisonniers. Pour une visite confortable, prévoir une demi-journée minimum, idéalement une journée complète si on souhaite enchaîner parcours art, déjeuner sur place et dégustation. Le printemps (mars à mai) et le début de l’automne (septembre à octobre) restent les meilleures fenêtres : la lumière est cohérente avec les œuvres, et la chaleur estivale ne sature pas le parcours en plein air.
L’été, prévoir le départ tôt (ouverture vers 10h) et la pause de mi-journée à l’ombre des galeries ou au restaurant.
Préparer un séjour près d’Aix-en-Provence
AEC Collection sélectionne et représente des bastides et villas de standing dans la région d’Aix-en-Provence et du Luberon, à proximité du Château La Coste. La réservation du parcours art et des dégustations à la cave se fait directement auprès du domaine.
