GENÈVE

Bains des Pâquis : 1872, architecture Bauhaus 1932, sauvés par référendum en 1988

Par l’équipe AEC Collection Publié le 25 mai 2025 · mis à jour le 28 mai 2026 4 min de lecture

Les Bains des Pâquis sont l’un des lieux les plus emblématiques de Genève. Posés sur la jetée nord de la rade depuis 1872, reconstruits en béton armé en 1932 sous influence Bauhaus, ils sont sauvés en 1988 d’une démolition programmée par un référendum populaire. Buvette, plage, sauna l’hiver : c’est l’institution démocratique du lac Léman.

1872, 1932, 1988 : trois dates qui structurent l’histoire

L’histoire des Bains des Pâquis a trois moments clés :

1872 : création des premiers bains en bois, puis agrandis sur pilotis en 1889 sous le nom de « Bains Henri ».

1931-1932 : démolition des bains anciens et reconstruction en béton armé et verre sous influence Bauhaus, par l’ingénieur Louis Archinard et l’architecte Henry Roche. Surface totale de 6500m², répartie en deux espaces égaux pour hommes et femmes (féministe avant l’heure).

25 septembre 1988 : référendum genevois où 72% des votants s’opposent au projet municipal de démolition, ce qui sauve les Bains et les fait classer monument à préserver. C’est devenu l’un des cas d’école de la démocratie directe suisse.

L’AUBP : l’association qui gère le lieu

En 1987, juste avant le référendum, l’Association des Usagers des Bains des Pâquis (AUBP) est créée. Depuis le sauvetage, elle gère l’animation et l’exploitation du site, en concession avec la Ville de Genève. La buvette, les saunas, les concerts d’été et l’aube musicale (musique classique au lever du soleil) sont autant d’initiatives de l’association.

C’est cette gestion associative et démocratique qui donne aux Bains leur ambiance particulière : pas de marketing, pas de privatisation, accès libre au lac pour tous.

Ce qu’on y trouve aujourd’hui

Le site offre :

Plage publique sur la jetée, accès gratuit, fréquentée toute l’année.

Baignade dans la rade, eau testée régulièrement, en été comme en hiver (bains des courageux à 5°C en janvier).

Buvette des Bains des Pâquis, restauration accessible (prix modérés pour Genève), terrasse en saison, ambiance populaire et mélangée.

Sauna et hammam en saison froide, abordables, qu’on enchaîne avec une plongée dans le lac glacial (l’expérience « finnoise genevoise »).

Massages et soins à prix accessibles, dispensés sur la jetée même.

Le tout dans un cadre architectural unique : architecture Bauhaus en béton qui contraste avec les hôtels palaces voisins de la rive nord.

Pour qui c’est conçu

Les Bains des Pâquis sont délibérément démocratiques : prix modestes, fréquentation très mélangée (étudiants, employés, familles, touristes, retraités), pas de codes vestimentaires ni de hiérarchie. C’est cette diversité qui en fait l’attraction principale.

Pour un visiteur de Genève, c’est l’arrêt obligatoire entre une visite du musée d’Art et d’Histoire et un dîner dans la vieille ville : prix modeste, vue sur le Jet d’Eau, ambiance unique.

L’aube musicale et autres événements

Plusieurs événements emblématiques ponctuent l’année :

L’Aube Musicale en été : concerts de musique classique organisés par l’OSR (Orchestre de la Suisse Romande) au lever du soleil, en plein air sur la jetée.

Les concerts gratuits en soirée d’été, programmation jazz/électro/classique.

Les bains hivernaux (« bains des courageux »), en groupe organisé, avec sauna et plongée dans le lac glacial.

Quand venir

Le site est ouvert toute l’année, gratuitement. Les meilleurs moments :

L’été (juin-août) : ambiance plage, baignade, concerts, foule mais agréable.

L’automne et le printemps : très calme, lumière douce sur la rade, idéal pour la promenade.

L’hiver : sauna + baignade glaciale, expérience nordique au cœur de Genève.

Préparer un séjour à Genève

AEC Collection sélectionne et représente des appartements de standing à Genève et en Suisse romande. Les Bains des Pâquis sont accessibles à pied depuis tout logement central de la rive droite, et restent l’arrêt à programmer obligatoirement même pour un court séjour.