Au Grand-Bornand, la vache n’est pas seulement dans les prés. Elle est peinte sur les murs, sculptée en acier, en bois flotté ou en matériaux recyclés, installée au détour d’une route ou sous les escaliers de l’office de tourisme. Le parcours de l’Art Vache réunit des centaines d’œuvres réparties dans le village et au Chinaillon, en accès libre toute l’année. Une galerie à ciel ouvert, sans début ni fin, que l’on parcourt au fil des promenades.
L’Art Vache en pratique
- Où : au village du Grand-Bornand et au Chinaillon, la station située 6km plus haut sur la route du col de la Colombière.
- Quand : toute l’année, tous les jours.
- Accès : libre et gratuit.
- Plan du parcours : disponible à l’office de tourisme, place de l’Église, et téléchargeable sur le site de la station.
- En famille : une chasse au trésor Art Vache invite les enfants à retrouver les œuvres et à résoudre leurs énigmes.
Né d’un chiffre rond
L’histoire commence en 2000. Le Grand-Bornand compte alors 2000 habitants, 2000 vaches et des alpages à près de 2000m. La commune en tire une exposition au titre plein d’humour, « Ils voient des vaches partout », et se proclame dans la foulée capitale de l’Art Vache. Une partie des œuvres créées pour l’occasion est restée en place.
Le parcours n’a jamais cessé de grandir depuis. Ses œuvres, peintures et sculptures, sont entretenues et régulièrement renouvelées par des artistes professionnels et amateurs venus de France et de l’étranger. Certaines sont permanentes, d’autres éphémères. En 2022, une nouvelle édition, « Ils voient des vaches partout, le retour », a ajouté sa part au troupeau.
Quelques œuvres à repérer
Le plan de l’office de tourisme en recense beaucoup. Quelques-unes donnent une bonne idée du ton du parcours, entre clin d’œil et vrai travail d’artiste :
- La Vache en BD : une fresque murale peinte en 2000 par Hervé Rey, route du Borne, dans les escaliers sous l’office de tourisme. Deux troupeaux y descendent maladroitement une case de bande dessinée, chaussés de crampons pour affronter les marches.
- Vache prairie et vache en fleur : deux sculptures en acier et matériaux recyclés de Guili-Guili, à La Source, chemin des Dodes. La première date de l’exposition de 2000, la seconde de celle de 2022 : vingt-deux ans les séparent.
- Divache : une sculpture en bois flotté de 3m de haut, route des Pochons, créée par Tiene Vanly et le Théâtre de la Toupine pour le 30e anniversaire du festival Au Bonheur des Mômes. Le bois a été façonné par le Borne, le torrent qui traverse le village.
- La Vache Tour de France : une sculpture en métal du Théâtre de la Toupine, route de la Painoire, réalisée pour la 100e édition de la course, qui a accueilli les coureurs lors de l’arrivée d’étape au Grand-Bornand le 19 juillet 2013.
D’autres titres donnent envie de lever les yeux en marchant : la fresque « Racine carrée », la « Vache en alpage », la « Vache cinéphile » ou le patchwork « Peau de vache ».
Pourquoi la vache, et pourquoi ici
Le choix n’a rien d’un gadget. Le Grand-Bornand est la première commune agricole de Haute-Savoie en nombre d’exploitations, avec 65 fermes en activité, et il entretient un savoir-faire reconnu dans la fabrication du reblochon fermier. Trois races laitières y font le paysage : l’Abondance, la Montbéliarde et la Tarine.
L’Art Vache joue de ce contraste entre une identité agricole bien vivante et un art contemporain décalé, parfois franchement drôle. Il s’inscrit aussi dans une tradition culturelle solide : le festival de spectacle vivant pour enfants Au Bonheur des Mômes y est né en 1991, et la Maison du Patrimoine, une ferme authentique meublée d’objets anciens, se visite de jour comme à la lampe torche en soirée.
Du village au Chinaillon
Le parcours se divise naturellement en deux. Au village, les œuvres se découvrent à pied, de l’office de tourisme à la route du Borne, à la route des Pochons ou au chemin des Dodes. Au Chinaillon, à 1300m d’altitude et à 6km en amont, d’autres pièces attendent ceux qui montent vers les pistes ou vers le col de la Colombière.
Comme les œuvres sont en extérieur et accessibles en permanence, le parcours se vit autrement selon la saison : sous la neige en hiver, dans les prés fleuris au début de l’été, dans la lumière plus douce de l’automne.
Le conseil AEC. Téléchargez le plan avant de partir ou passez le prendre à l’office de tourisme dès votre arrivée : sans lui, bien des œuvres passent inaperçues. Avec des enfants, la chasse au trésor transforme la balade en jeu de piste. Gardez le Chinaillon pour un autre jour, en le combinant avec une sortie vers le col de la Colombière.
Où poser ses valises
AEC Collection sélectionne et représente des chalets et appartements de prestige au Grand-Bornand, au village comme au Chinaillon. Nos agents vous aident à trouver l’adresse qui vous laissera partir à pied, plan en main, à la rencontre du troupeau.
Une fresque au coin d’une rue, une sculpture sous les arbres, un troupeau bien réel dans le pré d’à côté : au Grand-Bornand, chaque promenade réserve sa part de surprise.



